Fake it like you post it !

 

 

« Fake it like you post it » 😝:  c’est le titre (détourné de la chanson « Walk It Talk It»  de Migos) que j’ai choisi pour ce billet, dans lequel je vous livre mon avis sur l’utilisation des réseaux sociaux (RS*)!

 

Au-delà de l’opportunité de publier photos, vidéos et autres écrits que nous pourrons revenir consulter ultérieurement sur nos profils, j’ai toujours aimé les réseaux sociaux de part leur fonction de « perches digitales » permettant d’échanger à l’échelle internationale, avec des personnes que nous n’aurions surement jamais rencontrées dans la vie courante!

A l’époque, grâce à Skyblog, MySpace, Netlog et Facebook, j’ai eu l’opportunité de rencontrer et de me lier d’amitié (et même, d’amour) avec de nombreuses personnes, dont certain.e.s sont toujours mes ami.e.s proches aujourd’hui ! Mais depuis bientôt 5 ans, Instagram est réellement devenu mon RS préféré, avec une mention spéciale pour les options Stories, TV et Reels.

Gros bémol, cependant: leur algorithme constamment changeant qui perturbe notre expérience sur la plateforme 👎🏾!

 

Instagram c’est, pour moi, « the place to be» ; le réseau qui a remplacé son ancêtre et maison-mère Facebook, mais en version plus friendly et intuitive! J’adore cette plateforme car je m’y détends, m’y inspire, m’y divertis et m’y informe même, parfois. Scroller de feeds en feeds pour découvrir des lieux que j’aimerais explorer, des inspirations Mode & Lifestyle, des univers et petits bouts de vies que certain.e.s veulent bien nous partager, des artistes, marques et autres petites entreprises dont les talents, produits et services ont pu toucher un large public qu’ils n’imaginaient pas atteindre.

Bref! Instagram a vraiment permis d’amplifier la notion de «partages instantanés»  à grande échelle, en la portant dans une autre dimension! Vous me direz, d’autres réseaux comme SnapChat et (plus récemment) TikTok le font aussi! Mais rien n’y fait : Instagram is BAE for me ! 

 

 

Pourtant, cet attrait pour les réseaux sociaux ne m’en fait pas moins oublier que ce sont aussi des outils dont il ne faut pas ignorer le côté dangereux et les dérives : libre accès (+/- contrôlé selon les réseaux) octroyé à des utilisateurs de plus en plus jeunes; exposition accrue à l’hyper sexualisation, la pédophilie et/ou à la pornographie; bad buzz et cyber harcèlement, usurpation d’identité, catfishing  et autres manipulations!

D’ailleurs, si ce n’est pas déjà fait, je vous recommande vivement de visionner le documentaire «Derrière nos écrans de fumée» disponible sur Netflix, dans lequel des experts de la Silicon Valley nous alertent quant aux dérives et addictions liées aux réseaux sociaux. Des outils qui génèrent une manne financière si colossale, que les gouvernements préfèrent minimiser leurs impacts sur nos systèmes macro-sociaux, économiques et politiques.

 

Et par extension, au niveau micro-social, je pense que c’est également cet aspect très lucratif qui a poussé beaucoup de gens à faire de la célébrité digitale, un #lifegoal !  Une notoriété obsessive qui les pousse parfois à poster une vie qui n’est pas la leur, In Real Life … !

Attention : je ne parle pas ici des personnes qui organisent méticuleusement leur feed et embellissent sciemment leurs contenus* pour partager les choses réelles de leurs vies, dont elles sont particulièrement fières … et qui deviennent finalement, «malgré elles», des personnes influentes à grande échelle.

*et heureusement d’ailleurs, car après tout, on ne va pas se mentir: qui consulte les RS en quête de découvrir des personnes aigries, des images tristes ou des discours dépressifs?!

 

Je parle de ces personnes qui partagent des contenus qui ne reflètent pas leur réalité. Avec pour objectif d’attirer le regard, les likes et autres faveurs d’une audience… à laquelle elles mentent, finalement ! Une pratique dysfonctionnelle qui selon moi, a été (in)consciemment motivée par le fait de voir des personnes lambda propulsées au rang de “Personnages publics” et la création de nouveaux métiers tel que celui d’ «Influenceuses/-eurs ». Et je trouve vraiment dommage, voire inquiétant, que de plus en plus de jeunes femmes (type de profils que je suis à 90%) par exemple, ne se satisfassent plus du simple plaisir d’être elles-mêmes … mais veulent à tout prix devenir « IN(-fluenceuses) » !!

A bien y réfléchir: ne sommes-nous tous pas déjà, à notre échelle, de véritables « Influenceuses/-eurs » ?  Je veux dire par là, qu’à mon sens, le fait de ne pas être beaucoup suivi.e.s ou de ne pas recevoir de contrepartie matérielle et/ou pécuniaire en l’échange des recommandations et conseils que nous donnons (à notre entourage ou à une plus grande audience) ne nous enlève en rien le “pouvoir” d’impacter les décisions d’autrui, à partir du moment où l’on est sincère, non?!

Pour rappel : le terme “Influenceuse/-eur” s’est massivement répandu avec l’apparition du Marketing digital; il désigne des personnes ayant une notoriété sur une thématique spécifique, considérées par les marketeurs comme des leaders d’opinion capables d’affecter les comportements d’achat d’une audience qui leur fait confiance, au moyen de la tenue d’un blog, d’une chaîne YouTube, d’un compte Instagram, … supports par le biais desquels elles agissent donc comme un véritable relais publicitaire pour les marques !

 

 

En réalité, ce qui me dérange avec cette course obsessive à « l’influencing », c’est que cette quête semble souvent être motivée par de mauvaises raisons ou des maux, que j’appelle ironiquement «the big 8-M », en d’autres termes :

  • la MÉGALOMANIE : « miroir mon beau miroir, dis-moi qui est la plus … égocentrique» ?! Cette tendance à surestimer ses capacités et à se croire le centre du monde, en se pensant meilleure que les autres ! Vous savez, la méthode qui consiste à duper implicitement son audience en la pensant assez crédule pour croire que l’on est la personne parfaite que tout le monde rêverait d’avoir dans sa vie ou à laquelle tout le monde aimerait (pour ne pas dire « devrait ») ressembler – à quelques petits défauts près, tellement minimes qu’ils en deviennent des qualités hein ! C’est tellement plus touchant 😏…
  • du « MONDE », ou la course aux followers !  Et pour cause ! Beaucoup de marques se basent encore davantage sur l’aspect quantitatif de l’audience (nombre de followers) pour mesurer l’impact des actions des Influenceuses, au détriment de la qualité (du support, du message transmis, du feedback en terme de ventes, etc).
  • le « M’AS-TU VUE » ou le fame : être IN, être la IT-girl du moment… la starification est devenue un Saint Graal qu’il faut à tout prix atteindre, comme si ne pas être célèbre était synonyme d’avoir louper sa vie 🙄 !
  • « the MORE you feint, the more legit you’ll get » : à la recherche d’une légitimité, ce besoin de prouver à autrui que l’on a toutes les connaissances et compétences sur tel ou tel sujet, alors que l’on n’en est même pas convaincue soi-même 🤦🏽‍♀️ !
  • la MENDICITÉ : oui oui, parce que par expérience, j’ai vu que certaines ont le culot de faire croire à leur audience qu’elles sont ultra sollicitées par de grandes marques, alors qu’en réalité, sous prétexte qu’elles ont un nombre plus ou moins important de followers, elles se permettent d’en racoler de plus petites (notamment de jeunes marques), en s’auto-proclamant « ambassadrices » ou « représentantes » de telle ou telle cause, et en leur promettant plus de visibilité ! Tout cela pour, au final, ne même pas les tagguer ou les mentionner dans leurs contenus … et rectifier le tir uniquement lorsqu’elles se prennent des remontrances de ces marques …ou que les commentaires de leurs abonnés les contraignent à le faire) ! Humm, #girlbye ⛔️ !
  • le MIMÉTISME : suscité (je pense) par un degré plus ou moins élevé d’envie, une pointe de jalousie qui pousse à vouloir copier ce que d’autres ont fait et qui marche !! Finis la singularité, la personnalisation et le respect ardu du « soyez vous-mêmes, les autres sont déjà pris » d’Oscar Wilde ! On copie, et on croise fort les doigts pour que ça marche … autant que pour les autres !!!
  • la MYTHOMANIE : parce ce qu’après tout, mentir à court terme, même de façon répétée, sans sourciller ni se soucier de l’impact que cela peut avoir sur soi-même et sur les autres, à long terme… ça ne fait pas le nez s’allonger IRL!
  • le MAL-ÊTRE: «cachez-moi [cette image de moi] que je ne saurais voir » ! C’est principalement ce point qui m’inquiète le plus, car je pense que toutes ces mascarades servent en fait, et plus souvent qu’on ne le croit/le voit/l’admet, à dissimuler un profond mal-être, un manque de confiance en soi et d’estime de soi… alors que l’impact peut être terrible une fois le masque retiré!

 

 

Personnellement, ce sont ces types de comportements qui m’ont conduit à me désabonner massivement de nombreux comptes. Car je m’efforce de ne soutenir des personnes qui n’ont aucun scrupule à MANIPULER leur audience en prônant des valeurs, des bonnes pratiques et autres règles qu’elles n’hésitent pas, elles-mêmes, à transgresser selon la direction du vent ! Car oui oui c’est bien de cela qu’il s’agit : lorsque l’on ment à autrui pour arriver égoïstement à ses fins (devenir célèbre et/ou influente), on le manipule ! Et en suivant, likant, partageant ou commentant leurs contenus, on soutient (consciemment ou non) ces pratiques malsaines !!

 

 

Ainsi, à la question posée cette semaine, en story, par une de mes abonnées: «Gaëlle, ambitionnes-tu de devenir Influenceuse» , je répondrai que ce n’est aucunement un objectif pour moi! Indépendamment de la taille de ma communauté, je veux simplement partager des bouts de mon quotidien de femme bien dans ma peau et maman solo, de mon lifestyle, de mes valeurs, de mes découvertes et autres tips … avec humour et sincérité. En revanche, j’essaie d’avoir une certaine discipline à proposer ce que je recherche chez les personnes que j’aime suivre : partages authentiques, good vibes et contenus de + en + qualitatifs.

 

Et ma foi, si cela finit par attirer des marques, qui va se négliger? … let’s make « MONEY (MOVES) » !! «Un autre big M» vous me direz … sauf celui-ci est plus qu’admissible !

Parce qu’on ne va pas se mentir : désormais, les marques font de plus en plus appel aux «Créateurs de contenus» (je préfère ce terme à celui d’« Influenceurs») car elles savent pertinemment qu’au travers de ces collaborations, elles seront gagnantes sur bien des plans : augmentation de leur visibilité, accroissement de leurs ventes, diversification de leurs contenus médiatiques etc. ! Et bien tout cela, bien évidemment, ça se monétise ! Et/ou se récompense en dons, parfois… mais ça c’est, it’s another tea! Ahaha…

 

 

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Mille mercis à toi mon bébé, African Countess, pour ces clichés 💙

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